POINT DE VUE

Portrait de la technologie interactive en enseignement

La technologie d’affichage interactif fait partie de la vie quotidienne de millions de personnes, en particulier dans les environnements professionnels et éducatifs. Mais comment la technologie évolue-t-elle et comment les constructeurs peuvent-ils continuer à servir au mieux le marché de l’éducation ?

Depuis plusieurs années, les écrans grand format et les vidéoprojecteurs font partie des outils incontournables des salles de classe, des amphithéâtres universitaires et des salles de réunion. Au cours de cette période, les méthodes de travail, l’enseignement et la collaboration ont évolué, et la technologie utilisée s’est développée en conséquence. Celle-ci est encore appelée à évoluer pour répondre aux attentes et aux modes de communication des nouvelles générations d’étudiants et d’enseignants.

Ces derniers temps, c’est sans doute l’interactivité qui en constitue le principal progrès, les utilisateurs ayant la possibilité d’interagir directement avec le contenu affiché.

L’évolution des solutions d’affichage interactif

Les tableaux blancs interactifs à vidéoprojecteur ont toujours intégré des fonctionnalités interactives, mais bien qu’elles aient convaincu l’enseignement primaire, l’enseignement supérieur ne les a pas si facilement acceptées. Toutefois, avec la démocratisation des écrans interactifs LCD de grande taille et la baisse des prix, la possibilité d’interagir directement avec les logiciels et les applications informatiques attire maintenant bien davantage les utilisateurs réticents.

« Le Royaume-Uni est de loin le marché de l’affichage interactif le plus porteur de la zone EMEA. Au plus bas en 2011, il s’est fortement développé, soutenu par une vaste campagne de remplacement des tableaux blancs interactifs installés dix ans auparavant, et qui laissent aujourd’hui la place à des écrans plats interactifs », explique Colin Messenger, consultant sénior chez Futuresource. « Plus de 70 000 affichages interactifs ont été vendus au Royaume-Uni en 2016, et la croissance devrait être de 11 % en 2017, malgré un sentiment d’incertitude, car les budgets scolaires sont soumis à d’énormes contraintes ».

Les écrans tactiles interactifs deviennent la technologie dominante des affichages grand format, au détriment des vidéoprojecteurs interactifs

Sur les marchés de l’éducation, comme le souligne Chris Moore, chef de produits audiovisuels chez BenQ Royaume-Uni : « Il existe encore des utilisateurs qui déploient des vidéoprojecteurs interactifs, mais ils deviennent plus rares. Des facteurs comme les ombres et le manque de précision sont des problèmes auxquels les utilisateurs de vidéoprojecteurs sont confrontés, idem pour la luminosité, ce qui cause souvent des problèmes dans les salles de classe ensoleillées. Le prix des écrans interactifs a dissuadé les clients, mais les prix chutent de manière significative, ce qui vient à bout des dernières réticences des utilisateurs qui cherchent à se passer des vidéoprojecteurs ».

Ce à quoi répond Dan Oleskevich, chef de produits chez Nureva : « Comme les vidéoprojecteurs haute définition à ultra courte focale se répandent, le marché de ce type d’affichage demeure florissant». Ceci serait dû « au fait que le rapport taille de l’image/prix des vidéoprojecteurs leur donne l’avantage sur les écrans plats. Dans le cas de grands murs interactifs, la mise en place de solutions de projection coûte beaucoup moins cher que celle d’une mosaïque d’écrans plats. Les vidéoprojecteurs fatiguent également moins les yeux, car l’image est réfléchie et non diffusée, comme dans le cas des écrans plats. Aujourd’hui, le vidéoprojecteur est l’un des meilleurs moyens de proposer un affichage grand format, mais à mesure que d’autres technologies arriveront à maturité, nous les adopterons et les proposerons à nos clients pour créer des espaces de travail numériques efficaces ».

Quel usage des solutions interactives en enseignement ?

Il existe des différences fondamentales entre le marché de l’éducation et celui des entreprises, d’où la nécessité de disposer d’une gamme de produits répondant à chaque usage.

« Les écoles préfèrent plutôt les affichages interactifs qui imitent le comportement des tableaux blancs, et elles se tournent vers des solutions complètes dont les applications matérielles et logicielles sont regroupées dans un seul appareil. Une fois qu’elles choisissent une marque, comme SMART, elles y sont plutôt fidèles et équipent l’ensemble de leurs sites d’un seul type de produit, ce qui permet aux enseignants de se sentir en terrain connu et garantit que les mêmes progiciels sont disponibles dans toute l’école. SMART a été l’une des premières entreprises à produire des solutions attrayantes pour les utilisateurs du secteur éducatif, bien que plusieurs autres marques rattrapent maintenant leur retard », explique Brian Davies, directeur du développement chez GV Multimedia.

« Pour les utilisateurs du secteur éducatif, la facilité d’utilisation et la fiabilité sont les principaux critères. Comme vous pouvez l’imaginer, les équipements scolaires doivent être extrêmement solides et fiables. Ils doivent pouvoir faire face aux élèves quelque peu turbulents »,

explique Shaun Marklew, directeur des ventes et du marketing pour Sahara, « Les logiciels sont aussi extrêmement importants pour les écoles. Les enseignants veulent avoir la possibilité d’utiliser de manière transparente leurs plans de cours existants, tout en étant capables de rechercher des applications éducatives appropriées et de s’en servir pour rendre leurs cours vivants et intéresser les enfants ».

Les établissements d’enseignement supérieur et les universités sont plus enclins à investir dans des écrans interactifs qui offrent un accès direct aux logiciels généraux utilisés tout au long des cours, principalement sous Windows 10, qui offre un bon niveau de support pour les applications interactives qui font appel à un écran tactile.

Selon Brian Davies : « Les établissements d’enseignement supérieur sont essentiellement à la recherche de grands écrans qui sont une extension de l’interface entre le bureau et l’utilisateur, et qui permettent aux enseignants de faire cours et aux étudiants de travailler ensemble sur grand écran, en utilisant des applications génériques, comme ils le feraient sur des écrans plus petits. Pour les enseignants, l’un des principaux avantages est de pouvoir annoter, devant la classe et sur grand écran, des diapositives de cours préparées à l’avance, sans avoir à utiliser un ordinateur portable ou un petit écran d’ordinateur distinct de l’affichage principal. Ceci leur permet de maintenir le contact avec la classe, de travailler sur le matériel présenté et de diffuser électroniquement les notes de cours aux élèves. L’enseignant peut se concentrer sur les étudiants et les étudiants sur l’enseignant ».

Les technologies interactives, vers quel avenir

David Wilson, directeur conseil chez Engage Works, identifie La technologie interactive comme facilitateur et doit s’appuyer sur un contenu de qualité et un objectif. Les intégrateurs ont un rôle à jouer pour faciliter les relations et les échanges avec les développeurs de contenu talentueux, qui comprennent ce qu’implique globalement l’interface homme-machine, en matière d’âge, d’expérience et de confort.

David Wilson prévoit à l’avenir une modification globale du concept d’interactivité, à mesure que les utilisateurs se familiariseront avec la technologie non tactile, notamment l’interaction vocale et gestuelle avec les applications. « Je m’attends au développement d’un langage de commande gestuelle universel, semblable au pincement et au zoom sur un écran tactile, sur des machines capables de différencier un geste intentionnel d’un faux mouvement. L’interface pourra ensuite proposer un fonctionnement plus distant, ainsi qu’un éventail plus vaste d’opportunités, comme la possibilité d’interagir avec les affiches numériques placées en hauteur dans les centres commerciaux ou de l’autre côté du tunnel du métro ».

« La saisie vocale deviendra plus répandue à mesure que les gens se sentiront plus à l’aise de parler à une machine. Cela se fait déjà par le biais d’outils et de dispositifs interactifs comme Siri, Cortana et Alexa ».

L’évolution rapide de la technologie d’affichage interactif, conjuguée à la réduction du coût des produits, de l’encombrement et à l’évolution constante des logiciels et des techniques d’interface avec l’être humain, a permis de proposer des solutions qui séduisent les utilisateurs du monde entier, non seulement pour améliorer la productivité, la connectivité et la collaboration en réunion, mais aussi pour générer de nouvelles opportunités d’affaire.

 

 

 

Source : D’après le rapport de Steve Montgomery de AV intergration in a networked world

 

 

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