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La ville d’Osaka développe un système de surveillance des écoliers sur leurs trajets entre la maison et l’école.
La sécurité des enfants et des écoliers est une des priorités au Japon, avec la densification démographique urbaine, les agressions avaient tendance à se développer notamment dans la ville d’Osaka, la deuxième ville du Japon (10 millions d’habitants intra et extramuros). Ainsi la ville d’Osaka dans le cadre de sa politique de développement tout azimut des technologies de l’information (devenu l’axe stratégique de développement économique de la cité), a choisi de mettre en place un programme pilote de surveillance des écoliers pendant leur trajet domicile-école-domicile.
Le service innovant mis en place a deux fonctions principales : la localisation de l’enfant en temps réel et a des moments précis (par triangulation de réseau) et l’alerte en cas d’urgence ou de danger. Quand l’enfant passe la porte d’entrée de l’école un email est envoyé aux parents pour les avertir sur la position géographique de l’enfant (à la mère essentiellement) Quand l’enfant déclenche le système, il y a une alarme en 2 temps ; une première qui signale à l’enfant qu’il a mis en route le système (par mégarde éventuellement) et une deuxième qui se déclenche quelques moments après pour avertir les secours.
Pour réaliser ce projet, un projet pilote qui a duré 3 ans a été mis en œuvre, qui a pour vocation à être généralisé dans l’avenir. Une des caractéristiques du projet est qu’il fait appel à un réseau de bénévoles du quartier à proximité, qui est en charge d’intervenir au cas où un enfant met son équipement en alerte.
Pour le moment le projet pilote ne concerne qu’une école primaire de 524 écoliers qui ont entre 3 et 10 ans (équivalent d’une école primaire). Il répond a priori pleinement aux préoccupations des parents, puisque 92% des parents sondés pensent que le service est nécessaire, notamment car il leur facilite la vie (par exemple leur permet de chercher leurs enfants à mi chemin ou à la maison pour les accueillir), 84% d’entre eux pensent cependant qu’il est très utile mais qu’il est couteux. En effet, les utilisateurs payent le service, même si des sociétés privées financent une partie des coûts globaux de la prestation moyennant de la publicité sur leur société proposée dans les emails aux parents.
Le système de réseau est du PHES (10 fois plus faible et puissant que le réseau cellulaire GSM et 3G) A priori la société KDDI aurait développé des portables GSM qui proposent aujourd’hui plus ou moins le même service, ce qui permettrait de s’affranchir des technologies propriétaires développées sur le programme…
L’Etat qui a financé l’expérimentation, et la ville devraient aider au financement de la généralisation. Les industriels et la publicité devraient faire partie du co-financement et boucler le modèle économique : pratique courante au Japon visiblement ou le secteur privé est invité à participer au actions "collectives et publiques".
Source : Compte rendu de mission, deuxième jours de voyage d'étude au Japon organisé par Transinnova, Virtual Tech 3 «Digital Japan» du 12 au 21 janvier 2009, Tokyo - Osaka - Kyoto
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auteur: Eric Fourcaud | publié le: 20/01/2009 |
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