Education et nouvelles technologies : une « French love affair » L’Atelier BNP Paribas mène l’enquête avec l’IFOP
Le point sur les usages des Français : leur verdict sur les apports des technologies dans l’apprentissage des enfants : Les nouvelles technologies ont-elles une utilité dans l’éducation des enfants et des adolescents ? Quels outils ont leur préférence ? Quelles sont les disciplines qui en profitent le plus ?
Les grands thèmes de l'étude en synthèse : Education & high-tech : les Français sont enthousiastes Selon vous, les nouvelles technologies sont-elles utiles à l’éducation des enfants et des adolescents ? L’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation des enfants et des adolescents est largement reconnue par les Français (88%). Les nouvelles technologies sont considérées comme « très utiles » par 24% des hommes (contre 20% des femmes), 26% des personnes âgées de plus de 65 ans (contre 19% des moins de 35 ans), par 25% des cadres supérieurs et des retraités (contre 18% des ouvriers et 19% des employés) et par 24% des personnes habitant l’agglomération parisienne (contre 19% des personnes habitant des communes rurales). Mémo de L’Atelier : “Aujourd’hui, la question de savoir si les technologies de l’information sont utiles - ou non - à l’éducation est réglée. La question qui se pose maintenant est de savoir comment on fait pour faire entrer ces technologies dans le monde de l’éducation” (Ce qui n’empêche pas certaines craintes)
Les nouvelles technologies de la communication favorisent une nouvelle forme de langage qui… Les plus grands utilisateurs de nouvelles technologies (les personnes se connectant plus d’une fois par jour à Internet) sont beaucoup plus critiques avec ces outils que les personnes les utilisant moins (84% contre 72% des personnes se connectant moins d’une fois par jour à Internet). Les femmes dénoncent davantage que les hommes un appauvrissement de la langue (87% contre 81%). Enfin, les parents apparaissent moins sévères : 78% estiment que les nouvelles technologies sont néfastes pour la langue française contre 84% des personnes n’ayant pas d’enfant de moins de 18 ans au foyer. Mémo de L’Atelier : “Il existe un certain nombre de freins à l’introduction des NITC dans le monde de l’éducation. Le respect de la langue française en est un parmi d’autres : coût et origine des technologies, droit d’auteur, etc.” Education & high-tech : Pour quels âges ? Dans quels cycles scolaires, les nouvelles technologies sont-elles le plus utile à l’éducation ? Pour trois quarts des Français, l’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation se concentre principalement sur l’enseignement secondaire : au lycée (75%) et au collège (74%). Lorsque leur enfant est concerné, les parents soulignent davantage l’intérêt des nouvelles technologies. 16% des parents d’enfants scolarisés en maternelle estiment que les nouvelles technologies sont utiles à ce stade de la scolarité (soit un écart de 6 points avec la moyenne). 50% des parents d’enfants scolarisés en école primaire reproduisent le même schéma (soit un écart de 11 points), tout comme 81% des parents d’enfants scolarisés au collège (soit un écart de 7 points) et 83% des parents d’enfants scolarisés au lycée (soit un écart de 8 points). Mémo de L’Atelier : “Pour que les nouvelles technologies se popularisent réellement dans les écoles, il faudra tenir compte du point de vue de la population, pour qui les priorités ne sont pas celles des experts en pédagogie. Ces derniers estiment de leur côté qu’il faudrait cibler prioritairement les petites classes.” Education & high-tech : L’effet Google Earth ? Pour l’apprentissage de quelles matières les NTIC vous semblent-elles le plus utile ? L’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation ne s’applique toutefois pas à l’ensemble des domaines abordés à l’école. La géographie et les langues constituent les deux principales matières pour lesquelles l’utilisation des nouvelles technologies apparait utile : elles sont respectivement citées par 72% et 70% des personnes interrogées. Les parents soulignent davantage l’utilité des nouvelles technologies dans l’apprentissage des sciences dures. Pour les familles de trois enfants et plus, ce pourcentage atteint même 65%. En revanche, ils en voient systématiquement moins l’utilité dans l’enseignement des autres matières. On note par ailleurs des disparités de réponse en fonction des générations : les plus de 35 ans considèrent systématiquement davantage que les nouvelles technologies sont utiles pour l’apprentissage des différentes matières. Les hommes reconnaissent une plus grande valeur à l’utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement des sciences dures (55% contre 44% pour les femmes) tandis que les femmes sont plus nombreuses à faire ce constat pour l’enseignement de la littérature (35% contre 28% pour les hommes). Mémo de L’Atelier : “Ces chiffres sont une bonne illustration de la diapositive précédente. Si l’on veut généraliser l’usage des NTIC dans le monde scolaire, il ne faut pas faire l’impasse sur les demandes les plus évidentes (histoire et géographie). Mais il est nécessaire de faire des efforts pour convaincre que certains usages - même s’ils sont moins évidents : mathématiques, physique - sont tout autant stratégiques.” Education & high-tech : OLPC a tout compris ? Quels objets électroniques de tous les jours peuvent être utilisés comme dispositifs pédagogiques ? Majoritairement (88%), les Français considèrent les ordinateurs portables comme de potentiels dispositifs pédagogiques. La dimension pédagogique des consoles de jeux est beaucoup moins reconnue mais elle est tout de même soulignée par 43% des personnes interrogées. Enfin, baladeurs audio-vidéo et téléphones portables, dont l’équipement est pourtant plus répandu au sein des foyers français, ne convainquent sur ce point qu’un quart de la population (respectivement 25% et 24%). Les parents d’enfants de moins de 18 ans reconnaissent davantage que les personnes sans enfants le rôle des consoles de jeu dans l’éducation (59% contre 38%). Leur proportion augmentent avec le nombre d’enfants présents au sein du foyer (jusqu’à 66% pour ceux ayant trois enfants ou plus). Les parents se montrent plus réservés sur les autres produits : l’ordinateur portable n’est considéré comme un dispositif pédagogique que par 77% des parents (contre 92% des personnes sans enfants de moins de 18 ans au sein de leur foyer), les baladeurs audio-vidéo par 17% (contre 28%) et les téléphone portable par 15% (contre 27%). Les personnes les plus convaincues de l’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation des enfants considèrent logiquement plus largement que les objets électroniques peuvent être utilisés comme des dispositifs pédagogiques (90% contre 70% pour les ordinateurs portables, 45% contre 29% pour les consoles de jeu, 26% contre 15 pour les baladeurs audio-vidéo et 26% contre 12% pour les téléphones portables). Mémo de L’Atelier : “Il est temps d’équiper les professionnels avec des dispositifs de base (PC portable). Car si ce n’est pas le cas, l’enseignement se fera sans eux. Et il est également impératif de s’intéresser à ceux qui ne sont pas considérés - par le monde enseignant - comme pédagogiques, comme les consoles de jeu”
Education & high-tech : Sus au spécifique ! En ce qui concerne l’utilisation des nouvelles technologies en matière d’éducation faut-il ?
Pour les personnes interrogées, les objets électroniques de tous les jours peuvent et doivent être utilisés pour accompagner l’éducation des enfants (69%). Les partisans de la conception de produits spécifiques se recrutent parmi les personnes estimant que les nouvelles technologies ne sont pas utiles à l’éducation des enfants (54%). Les parents de jeunes enfants (non scolarisés - 37% - ou scolarisés en maternelle - 38% -) appuient également davantage cette proposition, tout comme les personnes de moins de 25 ans (39%), et les ouvriers (36%). Mémo de L’Atelier : “la population est prête à se passer des équipements spécialisés. Il est temps de s’interroger sur le fait qu’elle peut également être prête à se passer des compétences spécialisées. A force de ne pas équiper les professionnels, la population finira par se passer… des professionnels.” Education & high-tech : La réalité en magasin ? En 2009, avez-vous acheté à votre enfant/adolescent un dispositif d'apprentissage électronique ? Les dispositifs d’apprentissage électroniques ont trouvé leur place au sein des foyers français : près de la moitié des parents d’enfants de moins de 18 ans (45%) en ont fait l’acquisition pour leur enfant au cours de la seule année 2009. Les parents plus âgés (54% des plus de 65 ans contre 26% des moins de 25 ans), les cadres (52%) et les personnes vivant dans l’agglomération parisienne (51% contre 34% pour les personnes habitant en milieu rural) ont davantage acheté de dispositifs d’apprentissage électroniques pour leur enfant. Plus la taille de la famille est importante, plus la propension d’achat de ces produits augmente (de 40% pour les parents d’un enfant à 50% pour les parents de 3 enfants ou plus). La nature des produits choisis varie en fonction de l’âge de l’enfant : aux enfants les plus jeunes, les parents achètent une console de jeu ludoéducative ou un ordinateur pour enfant. Un basculement s’opère en primaire et les parents, à partir de ce stade, achètent principalement des ordinateurs portables à leurs enfants. Mémo de L’Atelier : ”Cet item - le taux d’équipement réel des foyers en France - corrobore les opinions relevées dans l’enquête. Cela prouve aussi que, en ce qui concerne les craintes des Français, la tendance peut encore être inversée. Il est toujours temps d’équiper les écoles et les enseignants. Dans le plan d’action, il faudra être suffisamment souple, et laisser par exemple la possibilité aux particuliers d’utiliser leurs propres équipements.” A propos de L’Atelier L'Atelier, tracking innovation for progress L'Atelier, cellule de veille technologique de BNP Paribas, a pour vocation d'aider à saisir les enjeux associés au développement des technologies de l'information. Depuis son origine il y a 30 ans, L'Atelier est un forum de rencontres, lieu foisonnant d'innovation. C'est aussi un média à vocation pédagogique orienté entreprises et grand public : publication quotidienne d'articles sur http://www.atelier.fr , émission de radio avec BFM, collaborations éditoriales avec la Presse magazine et la télévision. C'est enfin un pôle d'études et conseil assistant les entreprises dans la mise en place de projets innovants. Le dispositif de veille et d'analyse s'appuie sur une présence internationale: le siège à Paris couvre la zone Europe Moyen Orient Afrique, les filiales de San Francisco et Shanghai couvrent les USA et l'Asie. Nota : Enquête réalisée par L’Ifop pour L’Atelier BNP Paribas auprès d'un échantillon de 1013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Échantillon complémentaire de 266 parents d’enfants de moins de 18 ans (au total, 526 parents ont été interrogés). La proportion de parents a été ramenée à son poids réel dans la population lors du traitement informatique des résultats. Au total 1279 personnes ont été interrogées lors de cette enquête.
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